Murs en terre-paille, enduits faits maison, façade vitrée et étagères sur mesure : la coopérative alimentaire de la Ferme de la Cure a enfin un local à sa hauteur. Pendant 4 ans, bénévoles, adhérents et salariés ont retroussé leurs manches pour le construire. Le 2 octobre, on l’a inauguré ensemble.
Une coopérative qui avait besoin de place
Depuis 2020, la Fermacoop permet à ses adhérents de choisir leurs produits, de profiter des prix de gros et de se servir quand ils en ont besoin. Au fil des années, la coopérative a grandi. Plus de membres, plus de produits… et des rayons qui débordaient.
Il fallait un vrai lieu. Et à La SEVE, quand on construit, on le fait à notre façon : avec des matériaux locaux, des techniques simples et reproductibles, et surtout avec celles et ceux qui feront vivre le lieu.
Un chantier pas à pas
Redonner vie aux vieux murs
Tout a commencé par le curage des anciens joints en ciment. Le ciment empêche les vieilles pierres de respirer et finit par les abîmer. On a donc tout gratté, puis rejointoyé à la chaux, comme le faisaient les bâtisseurs du Vexin. Un travail long et minutieux, mais indispensable pour respecter ce patrimoine.
Un plafond tout neuf
L’ancien plafond en bois ne tenait plus. Les bénévoles l’ont démonté, puis reconstruit planche par planche. Au passage, ils ont posé une protection contre le feu et un isolant, pour un local sûr et confortable été comme hiver.
Des murs en terre et en paille
C’est le cœur du projet. L’équipe a d’abord monté une ossature en bois, puis rempli les murs d’un mélange de terre et de paille, selon la technique du banchage : on coffre, on remplit, on tasse, on décoffre.
La paille et la terre viennent du territoire. Pas besoin d’aller les chercher bien loin : c’est tout l’esprit du projet. Ce matériau régule naturellement l’humidité et garde la fraîcheur, idéal pour conserver des denrées.
Un poste de travail pensé pour tous
Fabriquer du terre-paille, c’est physique. Pour que chacun puisse participer en sécurité, quels que soient son âge ou sa condition physique, l’équipe a construit un poste de travail dédié. Mélanger à bonne hauteur, sans se casser le dos : un petit aménagement qui a tout changé pour rendre le chantier accessible.
Les enduits, la touche finale
Plusieurs enduits en terre sont ensuite venus habiller les murs. Chaque recette a demandé des tests, des ratés et des essais. C’est aussi ça, un chantier école : on apprend en faisant.
Carrelage, électricité et façade vitrée
Derniers grands chantiers : la pose du carrelage en céramique, le plan et le passage de l’électricité, puis la construction de la façade vitrée. Grâce à elle, la lumière entre largement et l’épicerie s’ouvre sur la cour de la ferme.
Place aux rayons
Pour finir, l’équipe a fabriqué les étagères et installé le mobilier. Il ne restait plus qu’à remplir les rayons.
Un local construit par et pour ses membres
Ce chantier, c’est d’abord une aventure humaine. [Nombre] bénévoles ont participé, certains pour une matinée, d’autres pendant des semaines. Beaucoup n’avaient jamais touché à la terre-paille ni à la chaux. Ils repartent avec des savoir-faire qu’ils peuvent refaire chez eux.
« Je n’avais jamais construit un mur de ma vie. Aujourd’hui, je fais mes courses dans un local que j’ai aidé à bâtir. »
Merci à toutes celles et tous ceux qui ont donné de leur temps et de leur énergie. [Remerciements aux partenaires et financeurs, si besoin.]
Et maintenant ?
Le nouveau local est ouvert aux adhérents. Vous voulez découvrir la coopérative, voir les murs en terre-paille de plus près ou rejoindre l’aventure ? Venez rencontrer les Fermacoopeurs lors d’une permanence à la Ferme de la Cure.
L’adhésion coûte 41 € par foyer. Ensuite, vous créditez votre compte (à partir de 80 € la première fois) et vous faites vos courses autrement.


